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H2O Sportswear : quelle veste de pluie homme choisir

9 min de lecture Par L'Industrie

H2O Sportswear : quelle veste de pluie homme choisir

La scène revient chaque automne en cabine. Quelqu'un ressort la veste de pluie achetée l'an dernier, elle tient l'eau, et il arrive quand même au bureau avec le dos trempé. Ce n'est presque jamais un défaut de fabrication. C'est un problème de choix : une veste de pluie homme se juge sur un trajet réel de vingt minutes à pied, pas sur la fiche technique la plus impressionnante.

Qui est H2O Sportswear, et pourquoi ce n'est pas une marque de voile

H2O Sportswear est une marque danoise fondée en 1982 par Jens Knud Lind. L'idée de départ, telle que la marque la raconte : du sportswear dans une qualité de coton particulière, avec un haut niveau de fonctionnalité et de durabilité. La collection s'est élargie dans les années 1980 et 1990 au maillot de bain, aux vêtements de pluie et aux sandales.

Le nom de la marque et ceux de ses modèles évoquent la mer : Rømø, Bornholm, Mandø et Læsø sont des îles danoises. Il faut s'arrêter là. Nous n'avons trouvé aucune source établissant une origine voile ou nautisme chez H2O, ni sur le site de la marque, ni ailleurs. C'est une marque de sportswear scandinave qui fait de la pluie, pas un équipementier de course au large. H2O ne publie pas non plus ses lieux de fabrication ; nous ne les inventerons pas.

Ce qu'on attend vraiment d'une veste de pluie en ville

Rester sec pendant trente minutes, pas pendant six heures. Toute la différence est là. Un trajet urbain est fractionné : on sort, on marche vite, on entre dans un magasin surchauffé, on ressort. Le vrai adversaire n'est pas la pluie qui tombe, c'est celle qui se condense à l'intérieur.

D'où quatre exigences que les fiches techniques citent rarement. La longueur, parce qu'un blouson court expose le haut des cuisses et le bas du dos dès qu'on s'assoit ou qu'on pédale. Une capuche qui laisse voir sur les côtés, parce qu'on traverse des rues. Des poches accessibles avec une bandoulière. Et pouvoir ranger la veste quand la pluie s'arrête.

Sur le vocabulaire — imperméable, déperlant, étanche, colonne d'eau, coutures thermosoudées — nous avons écrit un article entier : imperméable, déperlant, étanche : ce que les trois mots promettent vraiment. Lisez-le d'abord si les millimètres ne vous parlent pas. Ici, on parle de choix.

Veste de voile, veste de randonnée, veste urbaine : quelle différence

Trois cahiers des charges distincts, et aucun n'est bon partout.

Famille de veste de pluie Colonne d'eau courante Ce qu'elle privilégie Sa capuche Ce qu'on perd
Veste de voile 10 000 mm et plus l'étanchéité totale et la tenue au vent haute, visière rigide, col montant la respirabilité, la discrétion, le poids
Veste de randonnée 10 000 à 20 000 mm le rapport poids / respirabilité ajustée, parfois volumineuse pour un casque la longueur, la sobriété en ville
Veste de pluie urbaine 3 000 à 10 000 mm la longueur, la sobriété, le rangement souple, réglable, vision latérale dégagée la protection en conditions extrêmes

Ces valeurs sont des ordres de grandeur, pas une norme. À retenir : passé un certain seuil, monter en colonne d'eau ne vous garde pas plus au sec en ville, ça vous fait surtout transpirer davantage.

Une veste de pluie légère et respirante, ça n'existe pas

Il faut choisir laquelle des deux qualités on privilégie. C'est le point que les marques ne formulent jamais. Les chiffres publiés par H2O l'illustrent bien.

Pour la gamme Rømø, H2O annonce 3 000 mm de colonne d'eau et 800 g/m²/24 h de respirabilité, en polyester 100 % recyclé, coutures thermosoudées et déperlant sans fluor. Pour la gamme Bornholm : 10 000 mm et 5 000 g/m²/24 h, construction trois couches à stretch quatre sens, coutures entièrement thermosoudées, zip avant étanche.

800 g/m²/24 h, c'est peu. Un corps qui marche vite avec un sac sur le dos évacue nettement plus. Traduction : la Rømø vous garde au sec sous une averse, mais après vingt minutes de marche rapide le tee-shirt sera humide. Ce n'est pas un vice caché, c'est la contrepartie d'un tissu assez fin pour tenir dans une poche. Le Bornholm respire réellement mieux, mais il est plus épais et ne se plie pas.

Décidez donc ce que vous acceptez de perdre. Veste de dépannage au fond d'un sac : léger, et vous transpirerez. Sorties quotidiennes sous la pluie de novembre à mars : construction épaisse, et pas de packable. Vouloir les deux, c'est acheter deux fois.

Une précision : la fiche détaillée de H2O porte sur le set Bornholm, veste et pantalon. Nous n'avons trouvé aucune valeur publiée pour le manteau long seul, ni pour la Mandø. Nous ne les extrapolons pas.

Les détails qui comptent : capuche, poignets, rabat de zip, longueur

La capuche doit tourner avec la tête

Faites le test en magasin : capuche relevée, regardez à gauche sans bouger les épaules. Si vous ne voyez que du tissu, la veste est dangereuse à vélo et pénible à pied. Une capuche réglable en profondeur corrige ça. Rangeable dans le col, comme sur la Rømø longue, elle évite le tube de tissu qui pend dans le dos.

Les poignets sont l'entrée d'eau numéro un

C'est par là que ça rentre. Un élastique simple se détend en une saison et laisse passer l'eau qui descend l'avant-bras dès que vous levez le bras. Un poignet à patte réglable se serre par-dessus un gant et se desserre pour ventiler. Regardez ce détail avant la colonne d'eau.

Le rabat de zip ne décore pas

Un zip nu, même présenté comme étanche, finit par suinter au menton et au bas de poitrine. Un rabat, aimanté ou à pressions, règle le problème et coupe le vent. L'aimant ferme plus vite, la pression vieillit mieux.

La longueur se mesure sur soi

La règle de cabine : debout, bras le long du corps, la veste doit couvrir les poches de votre pantalon. Plus court, vous serez mouillé aux cuisses. Plus long, elle bat dans les jambes.

Et venez avec le sac que vous portez tous les jours. Une veste qui tombe bien à vide peut tirer aux épaules dès qu'un sac à dos passe par-dessus, et ce sont ces coutures sous tension que la pluie finit par traverser. Ce test change souvent la taille retenue.

Les quatre H2O du magasin, et laquelle prendre

Quatre références, toutes des vestes de pluie.

Modèle H2O Longueur Packable Chiffres annoncés par la marque Pour qui
Rømø LW Rain Jacket Packable courte, sous les hanches oui, dans sa propre poche 3 000 mm / 800 g/m²/24 h celui dont la veste vit dans le sac
Rømø Classic LW Rain Long Jacket longue, mi-cuisse oui 3 000 mm / 800 g/m²/24 h celui qui marche vingt minutes sous la pluie
Bornholm Rain Coat manteau, sous les fesses non 10 000 mm / 5 000 g/m²/24 h annoncés sur la gamme celui pour qui la pluie dure
Mandø Reversible Jacket courte non non publiés celui qui veut une veste de tous les jours, deux faces

Notre avis, tranché. Pour la plupart des gens, c'est la Rømø Classic LW Rain Long Jacket : la longueur qui manque aux coupe-vent, la capuche rangée dans le col, et elle se plie quand même. Si votre veste doit dormir au fond d'un sac, prenez la Rømø LW Rain Jacket Packable, plus courte.

Si vous êtes dehors tous les jours et que la pluie s'installe, prenez le Bornholm Rain Coat : le seul des quatre qui relève d'un vrai manteau de pluie. La Mandø Reversible Jacket est un cas à part : deux faces, deux coloris, une veste de tous les jours plutôt qu'une protection sérieuse. Prenez-la pour ce qu'elle est.

Sur les tailles : les deux Rømø vont du XS au XL en unisexe, le Bornholm et la Mandø du S au XL. Coupe droite, pensée pour se superposer. Pull épais dessous tout l'hiver, montez d'une taille ; sinon, taille habituelle. Voir aussi notre guide des vestes mi-saison homme et Forét, la marque danoise du week-end en forêt.

Questions fréquentes

Est-ce que H2O Sportswear est une bonne marque ?

Oui, pour ce qu'elle est : du vêtement de pluie scandinave correctement fini, avec des chiffres modestes mais publiés, ce qui reste rare. Ne lui demandez pas une performance de veste de montagne. Rømø pour l'averse urbaine, Bornholm pour la pluie qui dure.

Est-ce qu'une veste de pluie à 3 000 mm de colonne d'eau suffit ?

En ville, oui, dans la grande majorité des cas : 3 000 mm encaissent une averse et un trajet à pied. Ce qui lâche en premier n'est pas la membrane mais la respirabilité, puis le déperlant de surface. Sous une pluie continue de plusieurs heures, il faut monter en gamme.

Quelle différence entre une veste de voile et une veste de pluie de ville ?

La veste de voile vise l'étanchéité absolue et la tenue au vent : capuche haute à visière, col montant, poignets verrouillés. Elle respire mal et se remarque en ville. La veste urbaine vise la longueur, la sobriété et le champ de vision.

Comment entretenir une veste imperméable pour qu'elle reste déperlante ?

Lavez-la : la saleté et le sébum tuent la déperlance plus vite que les lavages. Programme doux, lessive liquide, pas d'assouplissant, rinçage supplémentaire. Un passage à basse température au sèche-linge ou au fer avec pattemouille réactive souvent le traitement. H2O indique un déperlant sans fluor sur la gamme Rømø, à réactiver plus souvent que les anciens fluorés.

Faut-il prendre une veste de pluie packable ou une veste plus solide ?

Comptez combien de fois par an vous la sortez. Moins d'une vingtaine, en dépannage : packable. Plusieurs fois par semaine d'octobre à mars : construction plus épaisse, non packable, qui respire et vieillit mieux. Le packable est un service de transport, pas un niveau de protection.

Venir l'essayer, 18 rue des Cordeliers

Une veste de pluie se décide capuche relevée, sac sur le dos. Nous avons les quatre modèles en boutique et nous vous ferons faire les deux tests qui comptent : le champ de vision et le sac à dos. Cinq minutes suffisent à écarter deux modèles sur quatre. 18 rue des Cordeliers à Pau, téléphone 05 40 03 60 97.

La sélection complète est ici : la collection H2O Sportswear. Point relais Chronopost 4,90 €, offert dès 100 € ; Colissimo 7,90 €, offert dès 150 € ; retrait gratuit en boutique ; expédition sous 24 h ouvrées ; retours sous 30 jours, frais à la charge du client.