Chaussures

Jim Green : les vellies sud-africaines, sans rodage

5 min de lecture Par L'Industrie

Jim Green : les vellies sud-africaines, sans rodage

La plupart des bottes en cuir épais se paient d'un mois d'inconfort. Les Jim Green sont l'exception qui revient dans presque tous les retours d'utilisateurs : confortables dès la sortie du carton. C'est le seul argument dont la marque a besoin.

1992, un garage à Pietermaritzburg

La marque naît en 1992 dans un garage de Pietermaritzburg, au KwaZulu-Natal. Elle est fondée par le père de Gareth Crouch et un associé ; la famille Crouch est dans la chaussure depuis 1987. Gareth Crouch dirige aujourd'hui la marque : bottier de troisième génération, et ancien ranger dans le parc Kruger.

Le nom vient d'une espèce de grenouille du Midlands Meander, la région de collines où la marque est née. Pas de saga héroïque : une chaussure faite pour des gens qui marchent dans la brousse, par des gens qui y marchent.

Le programme rangers

Pour dix paires vendues, une paire est offerte à un game ranger. Plus de 2 000 rangers ont été équipés. C'est aussi un banc d'essai : ces gens marchent quarante kilomètres par semaine dans des conditions où une chaussure mentée rapidement se voit.

Un veldskoen, qu'est-ce que c'est

Le mot vient de l'afrikaans : vel (la peau) et skoene (les chaussures), croisé avec veld, la brousse. Le diminutif familier est « vellie ». Le dessin est réputé dériver des chaussures khoisan ; la fabrique historique de Wupperthal remonte à 1836.

Techniquement, un veldskoen se définit par trois choses : un montage stitchdown — la tige est rabattue vers l'extérieur et cousue à la semelle —, aucun clou ni pointe, et un cuir tanné végétal ou brut. C'est un montage conçu pour être réparé sur place, avec les moyens du bord.

Comment c'est construit

Jim Green fabrique à la main en Afrique du Sud, avec des composants sourcés localement. Sur la gamme montée en stitchdown, la première est assemblée à la tige par un cordon nylon tressé de 2,2 mm, doublement piqué. Les chaussures sont ressemelables.

Deux points d'honnêteté : la semelle est une semelle maison, pas une Vibram — elle tient très bien, mais elle ne porte pas le nom qui rassure. Et la première de propreté d'origine est basique : beaucoup d'utilisateurs la remplacent par une semelle de leur choix dès l'achat. Ce n'est pas un défaut caché, c'est un arbitrage de prix.

Vellie ou Stockman

Vellie Stockman
Type Chaussure basse, à lacets Botte à enfiler, soufflets élastiques
Cuir Roughout 2,2 mm, mono-couche Pleine fleur 2,2 mm double couche
Doublure Non doublée Doublée veau 1,6 mm
Semelle Caoutchouc naturel BR, cambrion acier Caoutchouc cranté, cambrion acier
Forme STC, largeur 2E JG, largeur 3E
Poids 1,16 kg (pointure 8) 1,26 kg

La Vellie est la chaussure de tous les jours : basse, souple, elle se porte avec un chino ou un jean droit sans effort. Le Stockman est une botte de travail — plus lourde, plus chaude parce que doublée, et plus large de forme. Si vous avez le pied fort, c'est le Stockman qu'il faut essayer en premier.

Comment ça taille

La marque annonce des pointures conformes au Brannock, la mesure de référence américaine. Ajoutez une demi-pointure si vous portez des semelles orthopédiques.

En pratique, une partie des retours clients trouve la chaussure un quart à une demi-pointure trop grande, et un glissement au talon est signalé sur les deux modèles. Les formes sont larges par construction — 2E pour la Vellie, 3E pour le Stockman — avec un bout arrondi, presque bulbeux. Si vous avez le pied fin, essayez avant : c'est le seul cas où nous déconseillons l'achat à l'aveugle.

Le rodage

C'est l'argument de la marque, et il est confirmé par les retours indépendants : pas d'ampôles, pas de semaine de souffrance. Quelques jours suffisent pour le Stockman, et la Vellie est souvent décrite comme portable immédiatement. Aucune durée officielle n'est publiée par la marque — nous rapportons ici ce que disent les utilisateurs.

L'entretien

Simple, et c'est voulu. Crème ou graisse pour cuir une fois par mois en usage courant. Après une sortie terrain boueuse, savon glycériné puis séchage lent, loin d'une source de chaleur. Le cuir roughout de la Vellie se brosse à sec plutôt qu'il ne se cire.

Sur le choix de la semelle selon l'usage, notre guide des semelles détaille ce que chaque gomme apporte. Et si vous hésitez avec une botte américaine, notre guide Danner donne l'autre point de comparaison.

Questions fréquentes

Les Jim Green sont-elles fabriquées en Afrique du Sud ?

Oui. Fabrication à la main en Afrique du Sud, avec des composants sourcés localement.

Comment taillent les Jim Green ?

Conformes au Brannock selon la marque. Une partie des clients les trouve un quart à une demi-pointure grandes. Les formes sont larges (2E et 3E) : le pied fin doit essayer.

Le rodage est-il douloureux ?

Non, d'après la grande majorité des retours. Quelques jours pour le Stockman, souvent immédiat pour la Vellie.

Peut-on les ressemeler ?

Oui. Le montage stitchdown est fait pour ça. La semelle est une semelle maison, pas une Vibram.

Quelle différence entre un veldskoen et une desert boot ?

La desert boot est montée collée sur semelle crêpe, avec un cuir fin. Le veldskoen est cousu stitchdown, sur un cuir épais et une semelle caoutchouc. Ils ne servent pas au même usage.

Passez les enfiler

Une forme 2E ou 3E, ça se juge en trente secondes : soit votre pied s'y sent chez lui, soit non. Passez au 18 rue des Cordeliers à Pau, ou appelez-nous au 05 40 03 60 97 pour les pointures disponibles.

Voir toute la collection Jim Green. Point relais Chronopost 4,90 €, offert dès 100 € ; Colissimo 7,90 €, offert dès 150 € ; retrait gratuit en boutique ; expédition sous 24 h ouvrées ; retours sous 30 jours, frais à la charge du client.